NOYON Les Fatals picards n'aiment pas la censure
Le retrait du titre « Le jour de la mort de Johnny » sur leur nouvel album n'a pas empêché les Fatals picards de la chanter pour la première fois sur scène, à Noyon. Rencontre avec ce groupe déluré et très engagé.
La polémique autour du retrait de la chanson « Le jour de la mort de Johnny » fait le buzz. Comment le vivez-vous ?
Laurent : C'est la première fois qu'un titre est connu avant qu'il ne soit joué ou qu'il sorte en disque. On récolte quelque chose qu'on n'a même pas semé. La chanson ne sera pas sur l'album, mais elle sera jouée sur scène. La vidéo a certes été retirée de notre site Internet mais elle reviendra par un autre biais. On a été clair à ce sujet avec Warner, notre maison de production, elle sera sur Internet. Nos fans sont là pour ça (sourires). On ne pensait pas qu'il y aurait ce côté censure. On n'est même pas sûrs que Johnny l'ait écoutée. Quelqu'un qui lit les paroles ne peut pas penser que l'écriture ait été motivée par la haine ou le rejet. En plus, ça ne parle pas vraiment de lui, plutôt des gens. Je l'admire en tant qu'artiste.
Comment se passe votre retour en Picardie ?
Laurent : C'est une coïncidence mais à chaque fois qu'on commence une tournée, c'est ici... (sourire)
Jean-Marc : Je l'ai découverte en 2002. Et depuis, à chaque fois que je reviens ici, j'ai l'impression de jouer à la maison. C'est un plaisir.
Paul : Venir nous tient à c½ur. C'est par ici que nous avons commencé à être connus. Revenir est toujours agréable. C'est un public fidèle, qui nous suit depuis nos débuts. Je suis sûr qu'il y a des gens qui nous ont déjà vus 25 fois, et ils sont toujours emballés. C'est super !
Après Noyon, votre prochaine étape picarde sera à Amiens en avril, au Zénith, une salle importante.
Laurent : C'est un peu angoissant. On a envie de faire un spectacle particulier. On a la chance aujourd'hui, avec le succès, de pouvoir faire ce qu'on veut. On va laisser libre cours à nos envies. Il y aura peut-être des musiciens en plus... On y réfléchit.
Jean-Marc : Oui. On veut vraiment faire un gros truc, quelque chose qui marque.
Comment qualifiez-vous votre nouvel opus, « Le sens de la gravité », qui sort le 2 mars ?
Laurent : Après le départ d'Ivan (le fondateur picard du groupe) l'an dernier, on s'est remis en question. On écrivait les textes tous les deux.
Je dirais que cet album est plus engagé, peut-être plus cynique. Mais l'humour des Fatals picards est toujours là. On parle du chômage dans la chanson Le combat ordinaire, ou encore de l'affaire de la banderole avec Les princes du parc.
Au départ, il devait s'appeler Les illusions perdurent mais avec la chanson sur Johnny, le titre Le sens de la gravité est parfait ! C'est un album agréable à écouter, même en fond sonore. On a eu une super bonne production. Du coup, par rapport aux albums précédents, les choses trash passent plus facilement...
Jean-Marc : Je suis sûr qu'on peut avoir plus de problèmes avec la chanson sur les banderoles. On n'y va pas de main morte.
Laurent : Je considère qu'à ce niveau, on répond à la connerie humaine par la connerie.
Propos recueillis par FRÉDÉRIQUE REINIGER
Afin que la censure ne soit pas utile, il faut faire parler et circuler la chanson le jour de la mort de johnny, c'est pourquoi, ceux qui souhaite l'avoir, j'ai mis la chanson en téléchargement ici même, et si cela ne fonctionne pas donnez votre adresse e-mail afin que je vous l'envois !
^^
faites de même de votre coter
plus cette chanson circulera, moins la censure fonctionnera
=)
*** by emilie ***